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Pont du Gard

par chez gouza 16 Juin 2009, 10:55 cartes postale de pont

Le pont du Gard est la partie monumentale d'un aqueduc de près de 50 km de longueur (49 702 m), qui apportait l'eau dela fontaine, située à Uzès, à proximité desaint quentin la poterie, jusqu'à la ville romaine denemausus, aujourd'hui Nîmes. Les eaux de la source proviennent en partie de la rivière d'Alzon, qui passe par les environs d'Uzès, et des eaux récoltées du mont bouquet, situé plus près d alès. L'aqueduc proprement dit est un chef-d'œuvre d'ingénierie, témoignage de l'extraordinaire maîtrise des constructeurs anciens : le dénivelé entre les points de départ et d'arrivée n'est que de 12,6 m, la pente moyenne générale étant de 24,8 cm par km. À cause du relief, l'aqueduc serpente à travers les petites montagnes et vallées des garrigues d'Uzès et de Nîmes.

L'aqueduc de Nîmes a sans doute été construit au Ier siècle de notre ère, comme en atteste la céramique. Des tunnels datant de l'époque d ' Auguste ont dû être contournés, ce qui montre que la construction de l'aqueduc est postérieure, et les monnaies retrouvées dans les réservoirs de la ville de Nîmes, où étaient recueillies les eaux de l'aqueduc, ne sont pas antérieures au règne de l'empereur claude (41-54). On pense donc que la construction de l'aqueduc dont fait partie le pont du Gard doit se situer entre les années 40 et 60.

Son débit moyen a été estimé à 40 000 mètres cubes d'eau par jour[5]. L'eau courante mettait une journée entière pour parvenir par gravité de son point de captage jusqu'à l'ouvrage de répartition, sorte de château d'eau appelé castellum, encore visible rue de la Lampèze à Nîmes. Nemausus possédait un certain nombre de puits, ainsi qu'une source proche : la construction de l'aqueduc ne relevait donc pas d'une nécessité vitale, mais plutôt d'un ouvrage de prestige, destiné à l'alimentation des thermes, bains et autres fontaines de la ville.

Dès le iv iéme siécle cependant, l'entretien commença à faire défaut, tandis que des dépôts calcaires occupaient les deux tiers, parfois les trois quarts, de la conduite. On estime à présent qu'il avait cessé de fonctionner au commencement du vi siécle , à l'époque où, suite à la bataille de Vouillé, les francs prirent le contrôle de la région d'Uzès, tandis que les Wisigoths se maintenaient à Nîmes : on a retrouvé des céramiques contemporaines dans les couches d'abandon, et l'aqueduc servit alors de carrière de pierre (des concrétions détachées des parois du canal ont été utilisées pour couvrir des sarcophages du cimetière de Saint-Baudile à Nîmes.


 

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